Phillyrée
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Nom de la plante
Phillyrée, filaria à grande feuille
Dénomination latine internationale
Famille botanique
Description et habitat
Arbuste de 6 à 8 mètres de haut aux feuilles persistantes sans stipules, simples, opposées, dentées, glabres et coriaces. La saveur des feuilles est amer. Présent à l’état naturel autour du bassin méditerranéen, la phillyrée est par ailleurs plantée à des fins ornementales dans des régions tempérées.
Histoire et tradition
La feuille a été utilisée dans le passé pour traiter différents types de troubles, notamment des inflammations [1]. Elle était signalée comme étant diurétique [2]
Parties utilisées
Feuille
Formes galéniques disponibles
Dosages usuels
Composition
Composants principaux de la plante
Composants chimiques de la feuille sèche :
- Glycosides de phénylpropanoïdes : Oleuropéoside, ligustroside, salidroside, syringine, coniférine, verbascoside
- Acides hydroxycinnamiques : Acide p-coumarique, acide ferulique, acide caféique
- Flavonoides : Lutéoline-7-O-glucoside, quercétine-3-O-rutinoside (majoritaires)
- Lignane : Phillyrine
- Acides triterpéniques : Acide oléanolique, acide ursolique
Composants principaux des bourgeons ou jeunes pousses
Composants principaux de l'huile essentielle
Propriétés
Propriétés de la plante
Feuille sèche :
- Extrait méthanolique antiinflammatoire in vitro [1] [3]. L’activité antinflammatoire in vitro de différentes molecules de la feuille a été établie [4] [5]
- Effet hépatoprotecteur partiel (selon marqueurs) in vivo chez le rat [6]
Propriétés du bourgeon
Propriétés de l'huile essentielle
Indications
Indications de la plante entière (phytothérapie)
Depuis le XXème siècle, l’emploi de la feuille est limité à des usages populaires en Sardaigne comme diurétique et au Maroc en cas de fièvre et de maux d’estomac [1]
Indications du bourgeon (gemmothérapie)
Indications spécifiques de l'huile essentielle (aromathérapie)
Mode d'action connu ou présumé
Formulations usuelles
Réglementation
Effets indésirables éventuels et précautions d'emploi
Références bibliographiques
- ↑ 1,0 1,1 et 1,2 Pieroni A, Pachaly P. An ethnopharmacological study on common privet (Ligustrum vulgare) and phillyrea (Phillyrea latifolia). Fitoterapia. 2000 Aug;71 Suppl 1:S89-94. doi: 10.1016/s0367-326x(00)00182-9. PMID 10930718
- ↑ Cazin FJ. Traité pratique et raisonné des plantes médicinales indigènes. P Asselin, Paris, 1868 ; 3ème éd. Réédité par éditions de l’Envol, 1997, 830-1
- ↑ Pieroni A, Pachaly P, Huang Y, Van Poel B, Vlietinck AJ. Studies on anti-complementary activity of extracts and isolated flavones from Ligustrum vulgare and Phillyrea latifolia leaves (Oleaceae). J Ethnopharmacol. 2000 Jun;70(3):213-7. doi: 10.1016/s0378-8741(99)00169-5. PMID: 10837985
- ↑ Díaz AM, Abad MJ, Fernández L, Recuero C, Villaescusa L, Silván AM, Bermejo P. In vitro anti-inflammatory activity of iridoids and triterpenoid compounds isolated from Phillyrea latifolia L. Biol Pharm Bull. 2000 Nov;23(11):1307-13. doi: 10.1248/bpb.23.1307. PMID 11085357
- ↑ Díaz Lanza AM, Abad Martínez MJ, Fernández Matellano L, Recuero Carretero C, Villaescusa Castillo L, Silván Sen AM, Bermejo Benito P. Lignan and phenylpropanoid glycosides from Phillyrea latifolia and their in vitro anti-inflammatory activity. Planta Med. 2001 Apr;67(3):219-23. doi: 10.1055/s-2001-12004. PMID 11345691
- ↑ Janakat S, Al-Merie H. Evaluation of hepatoprotective effect of Pistacia lentiscus, Phillyrea latifolia and Nicotiana glauca. J Ethnopharmacol. 2002 Nov;83(1-2):135-8. doi: 10.1016/s0378-8741(02)00241-6. PMID 12413719