Coumarine

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Nom de la substance

Coumarine, 2H-1-benzopyrane-2-one

Famille moléculaire

  • Dérivé phénolique à noyau benzo-alpha-pyrone [1], proche des lactones

Source végétale

Son odeur de foin fraîchement coupé, rappelant la vanilline, a attiré l'attention des parfumeurs sur elle dès le XIXe siècle

Propriétés

  • Stimulant de la protéolyse des macrophages
  • Stimulant du drainage lymphatique [2]
  • Anticancéreuse, anti-métastatique sur cancer de la prostate, mélanomes, cancer du rein [3]
  • À la différence de ses dérivés synthétiques (comme la coumadine), la coumarine elle-même n’a pas d’activité anticoagulante
  • De nombreux dérivés naturels sont antiagrégants plaquettaires (xanthoxylétine, subérosine, auraptène, poncitrine) [4]
  • Certains dérivés sont antifongiques [5]
    • Après ingestion, la coumarine est absorbée dans le tube digestif, métabolisée dans le foie (hydroxylation en 7-hydroxycoumarine), excrétée par voie rénale dans les 24 heures
    • Demi-vie dans l'organisme humain : une heure

Effet thérapeutique

  • Traitement adjuvant du lymphœdème post-mastectomie, en complément des méthodes de contention

Effets indésirables

  • À forte dose, il a été décrit des cas d'hépatite aiguë cytolytique (à l'origine du retrait du Lysedem, à base de coumarine) [6]
  • Il n'a pas été constaté pour l'heure de cas similaires avec les plantes qui en contiennent
  • L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a indiqué que la majorité de la population humaine possède une voie métabolique majeure de la coumarine (voie 7-hydroxycoumarine). Chez le rat et la souris, il s’agit de la voie d'époxydation 3,4-coumarine, dans laquelle un époxyde hépatotoxique et cancérogène est formé. Du fait d’un polymorphisme génétique de la capacité de la voie 7-hydroxycoumarine chez les humains, le groupe scientifique a établi une dose journalière tolérable de 0 à 0,1 mg de coumarine / kg de poids corporel [7]

Bibliographie

  1. Bruneton J. Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes médicinales. Ed. Tec et Doc. 1997.
  2. J R Casley-Smith, C T Wang, J R Casley-Smith, and C Zi-hai. Treatment of filarial lymphoedema and elephantiasis with 5,6-benzo-alpha-pyrone (coumarin). BMJ. 1993 October 23; 307(6911): 1037–1041.
  3. Maucher A, Kager M, von Angerer E. Evaluation of the antitumour activity of coumarin in prostate cancer models. J Cancer Res Clin Oncol. 1993;119(3):150-4. PMID 8418087
  4. Teng CM, Li HL, Wu TS, Huang SC, Huang TF. Antiplatelet actions of some coumarin compounds isolated from plant sources. Thromb Res. 1992 Jun 1;66(5):549-57. PMID 1523611
  5. Guerra FQS, de Araújo RSA, de Sousa JP, et al. Evaluation of Antifungal Activity and Mode of Action of New Coumarin Derivative, 7-Hydroxy-6-nitro-2H-1-benzopyran-2-one, against Aspergillus spp. Evidence-based Complementary and Alternative Medicine : eCAM. 2015;2015:925096. doi:10.1155/2015/925096.
  6. Koch S, Beurton I, Bresson-Hadni S, Monnot B, Hrusovsky S, Becker M-C, Vanlemmens C, Carbillet J-P, Miguet J-P. Deux cas d’hépatite aiguë cytolytique à la coumarine. Gastroentérologie Clinique et Biologique Vol 21, N° 3 - avril 1997, p. 223
  7. Fernando Aguilar, Herman Nybro Autrup, Susan Barlow, Laurence Castle, Riccardo Crebelli, Wolfgang Dekant, Karl-Heinz Engel, Nathalie Gontard, David Michael Gott, Sandro Grilli, Rainer Gürtler, John Christian Larsen, Catherine Leclercq, Jean-Charles Leblanc, F. Xavier Malcata, Wim Mennes, Maria Rosaria Milana, Iona Pratt, Ivonne Magdalena Catharina Maria Rietjens, Paul P. Tobback, Fidel Toldrá. Coumarin in flavourings and other food ingredients with flavouring properties. Scientific Opinion of the Panel on Food Additives, Flavourings, Processing Aids and Materials in Contact with Food (AFC) - (Question No EFSA-Q-2008-677). The EFSA Journal (2008) 793, 1-15 texte intégral
  • Borges F, Roleira F, Milhazes N, Santana L, Uriarte E. Simple Coumarins and Analogues in Medicinal Chemistry: Occurrence, Synthesis and Biological Activity. Current Medicinal Chemistry, Volume 12, Number 8, April 2005 , pp. 887-916(30)