Mélilot
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Nom de la plante
Mélilot, Petit trèfle jaune, Luzerne royale
Dénomination latine internationale
Melilotus officinalis (L.) Pallas
Famille botanique
Fabaceae sous-famille Faboideae (ex-Papilionaceae, ex-Leguminosae)
Description et habitat
- Plante herbacée bisannuelle, de 30 à 90 cm, à tiges dressées, à feuilles trifoliées. Les fleurs, très petites, papilionacées, jaunes, à odeur de foin coupé, sont groupées par 30 à 70 en grappes de 4 à 10 cm. Le fruit est une petite gousse ovoïde
Histoire et tradition
- En cas de contamination fongique, le mélilot peut produire des phytoalexines comme la médicarpine (ptérocarpane) qui avec l’acide O-hydroxycinnamique, peut donner naissance au dicoumarol, premier modèle des anticoagulants de synthèse, à l’origine d’intoxications dans les troupeaux, substances absentes si les conditions de séchage ont été respectées
Parties utilisées
- Sommités fleuries
Formes galéniques disponibles
Dosages usuels
Composition
Composants principaux de la plante
- Flavonoïdes : dérivés du kaempférol et du quercétol (robinoside)
- Coumarines (dérivés coumariniques, 82 composés) : mélilotoside libérant du glucose et de l'acide coumarique transformé par lactonisation en coumarine (0,4-1 % dans la drogue sèche), mélilotine
- Saponosides à génines triterpéniques pentacycliques : mélilotigénine
- Acides phénoliques : acide mélilotique, acide caféique, acide férulique, acide salicylique, etc
Composants principaux des bourgeons ou jeunes pousses
Composants principaux de l'huile essentielle
Propriétés
Propriétés de la plante
- Diurétique et antispasmodique
- Veinotonique, puissant anti-œdémateux, il augmente le débit veineux et le débit lymphatique, diminue la perméabilité capillaire
- Légèrement astringente et anti-inflammatoire
- La coumarine, qui n'est pas anticoagulante, stimule le système réticulo-endothélial et le pouvoir de protéolyse des macrophages
- Accélère la cicatrisation (expérimentations animales)
Propriétés du bourgeon
Propriétés de l'huile essentielle
Indications
Indications de la plante entière (phytothérapie)
- Varices et thrombophlébites, insuffisance veino-lymphatique, fragilité capillaire (ecchymoses, pétéchies)
- Signes fonctionnels de la crise hémorroïdaire
- Troubles digestifs mineurs et troubles mineurs du sommeil
- Bouffées de chaleur de la ménopause (comme dans la pathogénésie homéopathique)
- Usage externe : contusions, hématomes, entorses
Indications du bourgeon (gemmothérapie)
Indications spécifiques de l'huile essentielle (aromathérapie)
Mode d'action connu ou présumé
Formulations usuelles
Réglementation
Effets indésirables éventuels et précautions d'emploi
- En cas de contamination fongique, les mélilots élaborent des phytoalexines (ptérocarpanes et autres 3-phénylchromanes) et l'acide o-hydroxy cinnamique est susceptible d'être métabolisé en un composé anticoagulant, le dicoumarol
Références bibliographiques
- Wichtl Max, Anton Robert. Plantes thérapeutiques : Tradition, pratique officinale, science et thérapeutique. Ed. Tec & Doc. Cachan. 1999. p. 352
