Hydnocarpus kurzii

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1-hydnocarpus-kurzii.jpg

Nom de la plante

Hydnocarpus kurzii (King) Warb. (1893) : syn. Taraktogenos kurzii King (1890)

Chaulmoogra est un terme générique pour désigner l'huile issue des graines de certains arbres d'Asie. Par extension ce terme désigne aussi l'arbre produisant le "véritable" chaulmoogra, Hydnocarpus kurzii.


[1] espèce spécifique : Hydnocarpus Kurzii King. (Une dénomination irrésolue).

  • anglais chaulmoogra, du bengali.
  • bengali : cāulmugrā, choulmogara de cāul = riz + mugrā = chanvre, Sansevieria zeylanica
  • birman : က ေလာ ka.lau kalawsoet maikrabao.memtam.kalawso, kalaw, kalaw-sai, kalaw-thein, kalaw-na, kalaw-ni, kalaw-pya [2]
  • grec : uδνον (hýdnon) = éponge/truffe et χαρπoς (karpós) = fruit).[3]
  • latin : Hydnocarpus kurzii (King) Warb., 1893 . Taraktogenos kurzii King, 1890. Hydnocarpus heterophyllus sensu Kurz, 1877 non Blume, 1849.
  • sanskrit : tuvaraka, tuvrak. chaulmugra ou calmogra. kushtavairi. ayurvedique : tuvaraka.
  • hindi: चौमुगरा chaulmoogra. chalmogra yenne ara. chalmogara. dalmugri
  • unani : chaalmoograa, tukhm-e-biranj-mograa
  • assam : memtam lamtem .
  • kannada : sarvolu, thuvaraka, kowti. garudaphal
  • persan : chawul mongri
  • marathi: kadu kaveet.
  • Madras : niradi-mutu
  • thaïlandais : krabao.
  • Siam : maikrabao, lukrabao.
  • cambodgien : krabau
  • vietnamien: phong tuwr.
  • malayalam : marotti, setumpol. kodi. niradimuttu.
  • telugu : neerudu ou neeradimuthu . adavi badam.chalmugra chettu
  • tamil : marotti, maravetti, neeradi muththu, niradimutu, nirati, niratimuttu, niretti muttu, nirvetti muttu.
  • urdu : jangali badam, kalaw, kalawsoet maikrabao.
  • chinois: 毯利大風子 tan li da feng zi (Taiwan). ta-fong-tseu . lamtami 大风子属 da feng zi shu. 印度大风子 . yin du da feng zi, H. kurziiking.Warb.
  • japonais : ヒドノカルプス・クルチイ , Hidonokarupusu kuruchii.
  • russe : Чаульмугра , chaul'mugra, Xаульмугра, khaul'mugra.

Dénomination latine internationale

Hydnocarpus kurtizii King., Warb. 1893 [4]

  • synonymes:
    • Taraktagenos kurzii King , 1890 (genre voisin, Bixacées) [5]
    • Waogenos kurzii
    • Chaulmoogra

Famille botanique

[6] Flacourtiacées


Classification :


Classification2 : [7]


  • Hutchinson (1967) considère l' Hydnocarpus et le Taraktogenos comme deux arbres de genres proches mais distincts. Mais Warburg (1894), Gilg (1925), and Sleumer (1938, 1954) pensent que ces deux arbres, avec les Asteriastigma, ne sont qu'un seul genre Hydnocarpus. [8][9]
  • Appartient à la famille des Flacourtiacées devenues Achariacées.

Description et habitat

  • L'arbre est décrit par William Roxburg en 1815 dans Hortus Bengalensis, sous un le nom de Chaulmoogra odorata (chaoolmoogra, dioecia polyandra, Chittagong, Moluques), puis par Wilhem Sulpiz Kurz dans Forest flora of British Burma en 1877. [10]L' Hydnocarpus kurzii fut découvert dans la forêt birmane (Myanmar) par Joseph Rock : il publia à son retour, le récit de son voyage dans le National Geographic en 1922, « Hunting the chaulmoogra tree ».
  • L'hydnocarpus comprend 40 espèces, du sud de l'Inde, Sri Lanka, Myanmar, sud de la Chine, Thaïlande, Malaisie, Sumatra, Java, Philippines, Bornéo, Sulawesi.
  • On trouve l' Hydnokarpus Kurzii (king) Warb. au voisinage des cours d'eau et dans les sols humides, au Myanmar (de Chindwin, Myitkyina au Tenasserim) dans la jungle et en altitude (800 m) et en Inde (dans les régions élevées de Assam, Tripura,et de Maharashtra au Kerala ). on le trouverait en Chine, au Yunnan ce qui est très douteux.[11] .[12]
  • C'est un arbre persistant d'une hauteur de 10 à 20 m aux feuilles obovales oblongues ou oblongues lancéolées à elliptiques d'une longueur de 9 à 25 cm,et large de 3 à 7 cm, subcoriaces, à la base arrondie à cuneiforme, aux marges entières, à l'apex acuminé, au pétiole glabrescent d'une longeur de 10 à 30 mm. Ses fleurs sont unisexuées (dioecie), aux sépales ovales d'une longueur de 5 mm, aux pétales ovales d'une longueur de 4 mm, les mâles avec 15 à 30 étamines, groupées en fascicules axillaires, les femelles groupées en fascicuules axillaires. Baies globuleuses d'un diamètre de 80 à 100 mm. [13]
  • L'huile extraite des amandes du fruit, appellée chaulmoogra, est de consistance molle et butyrique, couleur chamois, odeur âcre, nauséabonde mais son goût fade n'est pas désagréable. Elle se conserve longtemps. Le tourteau sert d'engrais
  • Après sa découverte au Myanmar par Joseph Rock dans la jungle près de Kyokta [14] , l'hydnocarpus kurzii king sera introduit dans d'autres pays : par exemple, à Hawaï, sur l'île d'Oahu (2 980 plants d'arbres en 1921-22 aux Philippines), au Japon, au Brésil, à l'Ile Maurice, à La Réunion, au Nigeria, Ouganda ou au Congo, dans des vergers destinés à produire l'huile de chaulmoogra, près des léproseries ou dans des jardins botaniques. Il reste un arbre asiatique, présent au Sri Lanka, Péninsule indochinoise, Philippines, Indonésie. Sa présence au Yunnan n'est pas démontrée.
  • Le chaulmoogra fut introduit au Japon sous le nom de Tai-Fu-Shi et son huile produite entre 1892 et 1944 par Heibei Okamura.

Histoire et tradition

  • Indous et Chinois utilisaient depuis des millénaires l'huile de chaulmoogra pour guérir les lésions de cette maladie, venant du gynocardia odorata ou d'autres espèces d' hydnocarpus, ou du taraktogenos : cependant la véritable huile de chaulmoogra fut tardivement identifiée comme originaire d'un arbre la forêt birmane, l' hydnocarpus kurzii ou taraktogenos kurzii. En Birmanie les fruits tombés à terre étaient collectés, puis on fabriquait une mixture avec sa pulpe. C'était parfois fort dangereux, à cause de la présence des tigres. Les indigènes se servaient des graines pour narcotiser les poissons dans les rivières, mais cela provoquait des empoisonnements.
  • Selon une légende birmane, un prince birman contracta la lèpre et se traita avec les feuilles et les fruits comestibles de l'arbre kalaw(kalawathi) et fut guéri de la lèpre par ce remède. Il existe en Inde une autre légende liée au dieu Rama, roi de Vârânasî(Bénarès) lequel abdique après avoir contracté la lèpre : il s'enfuit dans la jungle où il découvre le fruit et les feuilles du Kalaw, qui le soignent. Le fruit de l'arbre se retrouve représenté sur la façade d'un temple khmer, pour guérir la lèpre.
  • Le chaulmoogra (au sens large) est mentionnée dans les textes ayurvediques et dans le Rig-Veda, le Sushruta Samhita (सुश्रुतसंहिता) (tuvaraka), le Shennong bencao jing, le Pê-ts’ao-kang-mu (1552-1578); et le Maha-win-vatthu des birmans. Dans l'encyclopédie japonaise Wakan SansaiZuye (1713);En Europe l'hydnocarpus inebrians (marotti) est cité dans l'ouvrage d' Henricus Van Rheede, (Tot Draakenstein), Hortus Indicus Malabaricus (1678)., dans l'Encyclopédie arabe Makhzan-al-Adwiya (1771);[15]
  • En Chine [16] : Le chaulmoogra (Taraktogenos Kurzii), d'origine indienne, est employé dans le traitement de la lèpre depuis Tchou Tan-Ki [17] (1281-1358), mais sa présentation était mauvaise et mal acceptée des malades : au XVIIe siècle Li Che-Tchen l'améliore : on mélangeait l'huile de l' hydnocarpus anthelmintica avec du Sophora flavescens et on en faisait de grosses pilules prises par cinquantaine avant les repas, avec du vin chaud pour guérir la gale, la lèpre et la syphilis. [18] On disait que la lèpre venait d'un certain vent appellé fong et on appellait tous les chaulmoogra ta-fong-tseu , quelque que soit l'arbre qui fournissait l'huile, mais ils n'étaient pas forcément préparés avec l' hydnocarpus kurzii, arbre qui poussait seulement en Birmanie, à moins que les graines n'aient été importées.
  • (à discuter) [En Israël, dans la Bible l'arbre soignant la lèpre est le cèdre, associé à l'hysope : un arbre et une plante, comme l' [hydnocarpus] et le Sophora flavescens en Chine. Dans Ezechiel (47;12) il est mentionné, un arbre mystérieux dont le nom reste inconnu, croissant au bord d'un torrent, et dont le fruit caché sous les feuilles (en fait, le fruit et les feuilles καρπὸς, פְּרִי pĕriy / le mot "feuillage" dérivant du terme "haut, élevé", rappelle que le chaulmoogra pousse dans les hauteurs et non loin de la rivière Chindwin) semble avoir des propriétés nourrissantes et médicinales ( littéralement "Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède") : or la rivière rappelle la prescription au roi lépreux syrien Naaman de se baigner dans le fleuve Jourdain pour être purifié, d'ailleurs plus loin dans Ezechiel est mentionnée la purification grâce à une « eau pure». Préfigurant Jésus-Christ venu guérir les ulcères de Lazare et comme un médecin, soigner les malades et les pécheurs assimilés aux lépreux dans la Bible : Si le nom de l'arbre n'est pas mentionné, la grande maladie était la lèpre]. [19]
Historique des recherches
  • En Perse le médecin Mohamed Husein utilise le chaulmoogra sous le nom de chawul mongri.
  • Frédéric John Mouat de Medical Collage Hospital de Calcutta fut le premier médecin à introduire en 1854, l'huile de chaulmoogra dans la médecine; L'huile est introduite en Europe par un médecin du Bengale vers 1857 et fut étudié par le Dr Henri Leclerc.Le Dr Wyndham Cottle de Londres en 1881 l'utilise pour soigner lèpre, eczéma, psoriasis et lupus, sous le nom d'acide gynocardique.
    Hydnocarpus curtisii, Annals of the Royal Botanic Garden, Calcutta, vol. 5(2): t. 148 (1891)
    Les chercheurs Monat, Young, Darkin, Hillis, Winson, Leclerc, Vidal, Hallopeau, feront connaître le chaulmoogra. Turtulis invente les injections sous-cutanéees de chaulmoogra en 1899.
  • En 1901 le Nouveau formulaire des spécialités pharmaceutiques de Gautier et Renault indique que les "Globules, Baume et Savon Bories" à l'huile de chaulmoogra sont indiqués pour les Maladies de la peau, lèpre, lupus, eczéma, psoriasis, dartres, syphilis, démangeaisons, maladies de poitrine, bronchite chronique, phtisie, tuberculose, anorexie, scrofule, rachitisme, etc.
  • Au Canada : Ce traitement fut introduit dans la colonie de Tracadie vers 1901 par le docteur Alfred Corbett Smith (1841–1909) : Jusqu’en 1924, on proclama les résultats merveilleux obtenus des injections hypodermiques ou intraveineuses d’huile d’éthylester du chaulmoogra [20]
  • L'origine botanique mystérieuse des graines de chaulmoogra, longtemps douteuse à cause d'une erreur de taxonomie entre le Gynocardia et l'Hydnocarpus (due sans doute à Wilhem Roxburgh [21]), fut établie pour la première fois en 1901 par Sir David Prain, Directeur du Jardin botanique de Sibpur (Calcutta), qui identifia la plante productrice, le Taraktogenos Kurzii King, avec des graines trouvées dans un bazar de Calcutta : "vrai" chaulmoogra, ne provenant pas du Gynocardia odorata.
  • En 1901 Dyer (Louisiana Leper Home, Carville) l'utilise sous forme de pastilles.[22]
  • Frédéric B. Power en 1904 démontre que le Gynocardia ne peut produire de chaulmoogra mais bien la graine du taraktogenos. [23]
  • A partir de 1910 on commence à utiliser esthers étyliques, et dérivés chaulmoogriques.
  • En 1913 Victor Heiser et Elidoro Mercado l'utilisent avec un mélange de camphre et résorcine en intraveineuses (formule de Mercado).[24]
  • En 1915, Alice Ball, de l'Université d'Hawaï, identifie les substances chimiques de cette huile, des éthyls esters dérivés des acides gras et fait la première cure contre la maladie de Hansen après extraction de l'huile de chaulmoogra.
  • En 1918, le Dr Arthur Dean, président de l'Université d'Hawaï, poursuivit les travaux d'Alice Ball, morte prématurément, et produisit une huile de chaulmoogra susceptible de guérir la lèpre.
  • L' hydnocarpus kurzii produisant le "véritable chaulmoogra" fut découvert au début du XXe siècle par Joseph Rock au cours d'une expédition dans la forêt birmane en 192O et introduit au jardin botanique de Calcutta. Il est alors à l'honneur dans les années 1921-1926 dans un certain nombre d'articles et d'études.[25] Leonard Rogers fonde en 1923 la British Leprosy Relief Association (BELRA) à Mansion House (Londres) pour valoriser la nouvelle technique des injections d'huile sous-cutanées expérimentées en 1920 mais les résultats s'avèrent très décevants car rien ne peut traiter la lèpre définitivement.[26]
  • 1925 découverte de la structure des acides pentényliques.
  • Pierre Baranger en 1936, préparant une thèse sur l’huile de chaulmoogra, découvre que cette huile aurait une efficacité cinquante fois supérieure une fois mélangée à du cholestérol. Dans les années 1950-60 il constate que ses vertus thérapeutiques sont améliorées par la peroxydation en remarquant que les Hindous laissaient leurs jarres d’huile exposées au soleil ce qui entraînait une peroxydation naturelle : le peroxyde de chaulmoogra (huile totale) est alors enrichi en stérols par addition de cholestérol, et cela permettrait aussi de traiter le cancer.
  • L' Hydnocarpus kurzii birman, l' Hydnocarpus alcalae des Philippines et l' Hydnocarpus anthelmintica furent alors cultivés pour fabriquer l' huile de chaulmoogra traitant la lèpre, culture en déclin depuis les années 60. Le chaulmoogra fut surtout utilisé dans les années 30-40 ( Carville, Louisiane) et disparut avec l'arrivée de la dapsone, et des sulfones dont le Congrès Mondial de la Santé en 1953 confirme la suprématie sur le chaulmoogra pour traiter la lèpre.
  • Elle fut autrefois employée pour traiter la tuberculose, ou la laryngite tuberculeuse. Mais son efficacité fut rapidement contestée et son emploi abandonné.
  • En 2009 Jacques Leclere trouve une utilisation du chaulmoogra en combinaison avec des guggulipides en thérapeutique et en cosmétique en particulier pour le traitement de la cellulite (laboratoire Nuxe). [27]

Parties utilisées



Hydnocarpus kurzii (King) Warb. [as Taraktogenos kurzii King] Kirtikar, K.R., Basu, B.D., Indian medicinal plants, Plates, vol. 1: t. 88 (1918)
  • Les Indous broyaient également les graines importées, avec du beurre (ghee) pour en faire une pâte molle utilisée en cataplasmes trois fois par jour.
  • Le Taraktogenos fut confondu avec le Gynocardia odorata lors d'une confusion entre leurs graines lors d'analyses, en 1879 [28] L'origine botanique des graines de chaulmoogra fut jusqu'en 1900 confondue avec celles du gynocardia odorata et chaulmoogra odorata(Roxburg) . Desprez se pencha sur le problème et donna le nom de Gynocardia Prainii aux graines de chaaulmoogra trouvées dans le commerce en l'honneur de M. Prain directeur du Jardin botanique de Calcutta
"On vend dans les bazars de Calcutta et de Bombay, dans les drogueries de Londres, de Paris et de Hambourg des graines absolument différentes de celles du Chaulmoogra odorata. Cette graine, vendue sous le nom de Chaulmoogra, n'a pas le même aspect, la même composition chimique et la même odeur. Enfin, il existe une différence de la plus haute importance et bien caractéristique entre ces deux graines. La graine Chaulmoogra odorata (Gynocardia odorata, R. Br.), broyée au contact de l'eau, dégage de 1'acide cyanhydrique ; la même réaction ne se produit pas avec la graine de Chaulmoogra du commerce (Gynocardia Prainii). "[29]

Le cotylédons des deux graines ne sont pas les mêmes : il en résulte que dans le commerce on vendait des graines de Hydnocarpus Wightiania, H. Anthelmintica,H. Inebrians. sous le nom de chaulmoogra. : Desprez identifia alors le Taraktogenos comme étant seul, la source du "vrai" chaulmoogra. On prescrivait l'huile de Gynocardia " chaulmoogra" et on l'utilisa à la place du vrai, alors que n'en n'était pas un, mais un faux chaulmoogra.

[En 1907 : 'graines de chaulmoogra, chaulmoogra de commerce = Taraktogenos , Kurzii King, Syn : Gynocardia Prainii Desprez, Hydnocarpus heterophyllus Kurz, Taraktogenos Blumei Hask., Hydnocarpus heterophylla Blume, chalmugra, chavulmungri, chaulmungi, kalawthee. [30]]

  • L'huile d' Hydnocarpus wightiana est considérée comme une alternative à l'huile d'hydnocarpus kurzii King. Les graines d' H. Wightiana est une de celles qui avec les graines de Gynocardia ont été très souvent vendues sous le nom de chaulmoogra.

Formes galéniques disponibles




Anciennes formules chaulmoogriques :


  • En 1901 le Nouveau formulaire des spécialités pharmaceutiques de Gautier et Renault indique que les "Globules, Baume et Savon Bories" à l'huile de chaulmoogra sont indiqués pour les Maladies de la peau, lèpre, lupus, eczéma, psoriasis, dartres, syphilis, démangeaisons, maladies de poitrine, bronchite chronique, phtisie, tuberculose, anorexie, scrofule, rachitisme, etc. Elle remplace l'huile de foie de morue. Dans les dermatoses, stimulant local. Dans les maladies de poitrine, calme la toux, la dyspnée, excite l'appétit, tonique, stimulant. La posologie était de prendre les globules Bories, après le repas, en commençant par un globule, augmenter d'un globule par jour jusqu'à 10 à 12, faire suivre d'une tasse de lait chaud. Pour les enfants, 5 à 6 globules dissous dans une tasse de lait.

  • Un type d'ancienne formulation se trouve dans cette note de la Société Botanique d'Edinbourg :

Les graines de Chaulmoogra sont vendues dans les Bazars de l'Inde, environ 14s. 4d. le cent. L'arbre est vénéneux, mais les graines donnent après avoir été exprimées une huile fixe, douce, ayant un goût et une odeur sui generis. Les Indiens se servent de ces graines dans différentes maladies cutanées ; on les applique sur les parties malades après les avoir broyées et mêlées avec de la mantègue et du beurre. L'huile est fort estimée dans l'Inde pour le traitement de la lèpre. La surface des ulcères est pansée avec cette huile, pendant qu'on fait prendre au malade une pilule composée de 6 grains de ces semences, trois fois par jour. La dose est graduellement augmentée jusqu'au double de la quantité donnée primitivement. L'huile est quelquefois donnée intérieurement. On en prépare une huile que certaines officines de Maurice reçoivent du dehors. [35]



Dosages usuels

Composition

Composants principaux de la plante

Ecorce [36] [ vérifier : Gynocardia odorata? ] publié par :

Composants principaux du fruit et des graines

Huile

Composants principaux de l'huile

Composition en acides gras : A cides gras essentiels polyinsaturés (AGPI ou AGE) ou vitamine F : acide linoléique (oméga-6) (6.81%), acide linolénique (oméga-3) (0.19%) Acides gras monoinsaturés (AGMI) : acide oléique (oméga-9) (6.98%), acide palmitoléique (0.12%) Acides gras saturés (AGS) : acide palmitique (4.45%), acide stéarique (1.71%), acide heptadécanoique (0.08%) Acides gras cycliques : acide hydnocarpique (38.73%), acide chaulmoogrique (29.78%), acide gorlique (9.61%)

Propriétés

Propriétés de la plante

L'écorce est utilisée en Inde (Arunachal Pradesh) pour soigner maux de dents et démangeaisons.

Propriétés du bourgeon

Propriétés de l'huile

Huile nourrissante, Bonne pour la peau.

  • dermatologique : maladies de peau, pigmentation, taches blanches (Vitigo).
  • antibactérienne (tuberculose [37], lèpre : Mycobacterium leprae, acné )
  • anti-inflammatoire : cicatrise les blessures, calme l'arthrite et les rhumatismes, les sciatiques les ulcères, et scrofules.
  • antimyco-bactérienne : elle traite les dermatoses, l'eczéma et le psoriasis,
  • antivirale : l'herpès et la syphilis. [38]
  • antibiotique
  • astringente
  • antiseptique
  • expectorante
  • decongestante
  • fébrifuge
  • anti-rhumatique (entorses, et articulations)
  • vermifuge [39]
  • anti-spasmodique ( spasmes musculaires)
  • cicatrisant (contusions, coupures)

Indications

  • Dermatologie( psoriasis, eczema, pigmentation de la peau)
    • Peaux atopiques : eczéma, psoriasis
    • Peaux à problèmes (acné)
    • Peaux hypopigmentées ou avec des taches pigmentaires
    • Peaux bronzées, halées
    • Cellulite, surcharges graisseuses
    • Chute de cheveux
    • Cuir chevelu sensible, irrité
    • Pellicules
  • Elle est efficace [40], en association avec d’autres huiles essentielles, pour traiter l’acné.
  • Bonne pour le bronzage, chute de cheveux, péllicule.
  • anticellulite, propriétés lipolytiques . [41]



Indications de la plante entière (phytothérapie)

Indications du bourgeon (gemmothérapie)

Indications spécifiques de l'huile essentielle (aromathérapie)

Mode d'action connu ou présumé

  • Son mode d'action n'est pas bien connu.Les acides hydnocarpique, chaulmoogrique, et gorlique du chaulmoogra sont des acides gras comportant une structure cyclopenténique : ils sont sont à l'origine des propriétés de cette huile, et de son action anti-mycobactérienne et anti-bactérienne : peaux infectées, irritées ou qui présentent des problèmes de pigmentation.
  • Taches blanches de la peau, vitigo : agit sur les ménalocytes qui fabriquent la mélanine, et favorise la migration de la mélanine des zones pigmentées vers les zones dépigmentées.


Action sur la lèpre : le traitement, hérité de traditions ancestrales, et donné couramment au XIXe siècle, est long et s'est avéré ensuite décevant : L'unique médicament disponible était l'huile de chaulmoogra extraite des graines d'un arbre originaire de l'Inde, où on l'utilise depuis des siècles. Administré sous forme de pommade, d'injection ou par voie orale, l'huile de chaulmoogra était, selon les mots d'un léprologue, donnée "externally, internally and eternally" (par voie externe, par voie interne et pour toujours) − mais sans grand résultat, car elle était surtout inefficace. ( M. Lechat) [42] Le chaulmoogra fut remplacé par la dapsone dans les années quarante, par des sulfates et d'autres médicaments. A la Réunion Clément Raimbault découvre le dolno, huile provenant des graines du Takamaka des Hauts (Calophyllum inophyllum tacamahaca), un arbre qui pousse dans les hauts de La Réunion pour remplacer l'huile d' Hydnocarpus kurzii, qui fait éclater les seringues, et lui préfère l'huile d' Hydnocarpus wightiana. En pays islamique, le chaulmoogra avait cependant remplacé le henné [43] .

Formulations usuelles

  • Maladies de la peau, pigmentation : Huile mélangée avec des huiles essentielles.

Formules actuelles :



Réglementation

  • L'espèce hydnocarpus: pas de réglementation.
  • Huile de chaulmoogra : Brevets dans le domaine de la cosmétique (Laboratoires Nuxe) [51]

Effets indésirables éventuels et précautions d'emploi

Huile:

  • Par voie orale : si elle a bon goût, elle provoque des nausées. Effets irritains sur le système gastrointestinal.
  • Par voie sous-cutanée (piqûres intraveineuses) : L'huile épaisse pouvait faire éclater les seringues. Les piqûres étaient douloureuses et les peaux restaient criblées de traces de piqûres.
  • Fortes fièvres. [52]

Liens

WP

Illustrations

Références bibliographiques

Livres

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  • Cheryll Williams, Medicinal Plants in Australia Volume 4: An Antipodean Apothecary page 161-171
  • Dedet J.P., La microbiologie, de ses origines aux maladies émergentes, page 189
  • Bruneton J. Pharmacognosie, Phytochimie, Plantes médicinales. Ed. Tec et Doc. 1997, page 146.
  • Victor Klingmüller, K. Grön ,Die Lepra , Handbuch der Haut- und Geschlechtskrankheiten, Éditeur Springer-Verlag, 2013 ISBN 3662305607, 9783662305607}
  • André Géneau de Lamarlière, L'Huile de Chaulmoogra. Son emploi en dermatologie vétérinaire , 1930.
  • J.C. Gosh, A monograph on Chaulmoogra oil ans its use in the treatment of leprosy as explained in Ayureveda ( Madras , 1917)

Articles

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  • Gupta, A. S., Mutha, S. C. and Waghrey, A. P. (1963), The component fatty acids of chaulmoögra oil (Taraktogenos kurzii, king). J. Sci. Food Agric., 14: 457–463. doi: 10.1002/jsfa.2740140702 texte intégral
  • Sahoo MR, Dhanabal SP, Jadhav AN, Reddy V, Muguli G, Babu UV, Rangesh P., Hydnocarpus: an ethnopharmacological, phytochemical and pharmacological review. 'Journal of Ethnopharmacology , 2014 May 28;154(1):17-25. doi: 10.1016/j.jep.2014.03.029. PMID 24732111
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  • N. G. Ph. Buu-Hoï, Paul Cagniant, Cétones, phénols, et naphtols dérivés du chaulmoogra, DOI: 10.1002/recl.19480670110 GmbH & Co. KGaA, Weinheim, Recueil des Travaux Chimiques des Pays-Bas, Volume 67, Issue 1, pages 53–63, 1948
  • André Kopp, Plantes dont l'huile est utilisée dans la lutte contre la Lèpre . Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale , 1924, Volume 4 , Numéro 33, pp. 332-339 - texte intégral
  • Ming Wong , Contribution à l'Histoire de la Matière Médicale végétale chinoise , Journal d'agriculture tropicale et de botanique appliquée , 1969, Volume 16, Numéro 2, article intégral pp. 168-168
  • Auguste Chevalier , Origine botanique de l'Huile de Chaulmoogra Un remède contre la Lèpre — Les vrais et les faux Chaulmoogra , Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale , 1922, Volume 2, Numéro 8, texte intégral.
  • Joseph Rock The chaulmoogra tree and some related species. 24 avril 1922

Notes

  1. envis.frlht.org et Hydnocarpus kurzii (King) Warb., 1893
  2. Dictionnaire birman-français
  3. étymologie compliquée : ont été proposée les sens de "succulent" ou encore "nourriture des cochons" Dictionnaire étymologique du grec Pierre Chantraine
  4. Warburg in Engler & Prantl, Pflanzenfam. 3, 60: 21. (1893) Ridley, H.N., The flora of the Malay Peninsula, vol. 1: p. 160, fig. 18 (1922-1925)
  5. Chaulmoogra odorata , Dr. William Roxburgh in 1815 Hortus Bengalensis
  6. Florence J., Chevillotte H., Ollier C. & Meyer J.-Y. 2007. Base de données botaniques Nadeaud de l'Herbier de la Polynésie française (PAP). http://www.herbier-tahiti.pf
  7. IUNC red list
  8. Pflanzenreich III . 6a . 21
  9. http://www.wikiwand.com/es/Hydnocarpus
  10. http://www.biodiversitylibrary.org/name/Hydnocarpusa
  11. Lai (FRPS 52(1): 9. 1999).
  12. Taraktogenos und Hydnocarpus als kultur und Medizinalpflanzen (Culture et propriétés médicinales du Taraktogenos et des Hydnocarpus). Der Tropenpflanzer, vol. XXXI, n° 5, p. 195-200, 1928
  13. http://www.plantes-botanique.org/espece_hydnocarpus_kurzii
  14. Checklist of Myanmar (Burma) Plants Published
  15. Dos santos, 2008
  16. Ming Wong , Contribution à l'Histoire de la Matière Médicale végétale chinoise (Persée).
  17. Jean-Pierre Dedet, La microbiologie, de ses origines aux maladies émergentes, page 189.
  18. H. Schlossberger, Pharmakologie — Ergänzungswerk: Fünfter Band, Springer-Verlag, 2013 page 47 : Chaulmoograöl und Verwandtes
  19. « Sur le torrent, sur ses bords, de chaque côté, pousseront toutes sortes d'arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits ne s'épuiseront pas, ils donneront des primeurs tous les mois, parce que ses eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède» (Ezéchiel 47 v. 1, 3-6, 12).
  20. Jean Milot, Regard sur les lazarets en terre canadienne, Can. J. Infect. Dis. Med. Microbiol.. 2008 Mar; 19(2): 193–196. texte intégral
  21. Adolpho Lutz - Sumário – Glossário – Índices - v.1, Suplemento Par Jaime L. Benchimol,Magali Romero Sá, Chalmugra, page 58-59.
  22. Jaime L. Benchimol,Magali Romero Sá, "Adolpho Lutz - Sumário – Glossário – Índices - v.1, Suplemento", Chalmugra, page 58-59.
  23. Adolpho Lutz - Sumário – Glossário – Índices - v.1, Suplemento Par Jaime L. Benchimol,Magali Romero Sá, Chalmugra, page 58-59.
  24. Jaime L. Benchimol,Magali Romero Sá, "Adolpho Lutz - Sumário – Glossário – Índices - v.1, Suplemento" page 58-59.
  25. J.T. McDonald , "The Constituents of Chaulmoogra Oil Effective in Leprosy" (1921). Harry T. Hollmann, "The Fatty Acids of Chaulmoogra Oil in the Treatment of Leprosy and Other Diseases," Arch. Dermatol. Syph. 5 (1922). René Jumelle. "Les huiles de Chaulmoogra: leurs origines, leurs caractères et leur mode d'action'"'. (Thèse de Paris, 1926) Bium
  26. Leonard Rogers , 1927 : "there is still ni specific cure for leprosy in general ". in : Sheldon J. Watts, Epidemics and History: Disease, Power and Imperialism, p.79
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  28. Cheryll Williams, Medicinal Plants in Australia Volume 4: An Antipodean Apothecary? page 164.
  29. Journal de l'Union pharmaceutique, revue des thèses
  30. Bulletin des sciences pharmacologiques
  31. Baranger: L'alteration spontanée des dérivés Chaulmoogriques, International Journal of Leprosyila.ilsl.br/pdfs/v17n1-2a08.pd
  32. Jean-Pierre Dedet, La microbiologie, de ses origines aux maladies émergentes, page 189.
  33. Office Sanitaire panaméricain [Septembre, 1932. Feron, J.: Progrès Méd. 817 (7 mai) 1932.
  34. Donato, Leprosy in the Philippines and Its Treatment, Manila, 1915
  35. Ch. Murchison, M. D., à la Société Botanique d'Edinbourg. Edinburgh New Philosophical Journal cité par Louis Bouton, Plantes médicinales de Maurice (1864), page 61.
  36. C.P. Khare, Indian Herbal Remedies: Rational Western Therapy, Ayurvedic page 254.
  37. N. G. Ph. Buu-Hoï, Paul Cagniant, Cétones, phénols, et naphtols dérivés du chaulmoogra, DOI: 10.1002/recl.19480670110 GmbH & Co. KGaA, Weinheim, Recueil des Travaux Chimiques des Pays-Bas, Volume 67, Issue 1, pages 53–63, 1948
  38. Presse médicale belge, Volume 6, 1854 page 400
  39. dos Santos et al. 2008
  40. huile-chaulmoogra  ; trois recettes , bronzage, cheveux, acné
  41. [Attp://www.google.com/patents/EP1811953A2?cl=fr Laboratoire Nuxe : Nouvelle utilisation d'huile de chaulmoogra et de guggulipides en therapeutique et en cosmetique]
  42. O.M.S. Polychimiothérapie contre la lèpre, Développement et mise en oeuvre depuis 25 ans, M.F. Lechat, L'épopée de la Dapsone, page 1. et La lèpre après le Père Damien
  43. Lèpre et Islam L'Islam et la lèpre sfdermato.actu.com/allf/plus12.pdf
  44. Bruno Riotte, Mon guide Cosmétique Naturelle, p.85.
  45. Bruno Riotte, Mon guide Cosmétique Naturelle, p.85.
  46. Bruno Riotte, Mon guide Cosmétique Naturelle, p.85.
  47. Bruno Riotte, Mon guide Cosmétique Naturelle, p.85.
  48. Michel Pobeda, Les bienfaits des huiles végétales
  49. Michel Pobeda, Les bienfaits des huiles végétales
  50. formule traditionnelle de cataplasme http://www.rocketrobin.ca/product/essential-oil-chaulmoogra/
  51. Composition à base d'huile de chaulmoogra et de tribulus terrestris pour la pigmentation de la peau. texte intégral
  52. Jean-Pierre Dedet, La microbiologie, de ses origines aux maladies émergentes, page 189.